Dormir, rêver peut-être ?

 

 création 2021

 

 

 

danse jeune et tout public

2 ans et +

 

 

 

 

projet LIBERTY/ CREATIVE EUROPE

 




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2020 07 08 DORMIR REVER.pdf
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Présentation

 

Dormir, rêver peut-être ? invite à plonger dans l’univers de la chambre et du sommeil. Cette création s’intéresse au mouvement des corps au repos, au réveil, abandonnés à la solitude du lit. Elle plonge dans un monde peuplé de rêves, d’images créées par l’imagination propre à la nuit et à l’obscurité. Un monde où les sensations sont tantôt réelles, tantôt imaginaires. L’environnement créé par la chambre éveille des émotions de douceur mais aussi d’angoisse d’enfance comme la peur ou la séparation.

 

Qui mieux que Marcel Proust décrit ce moment tant redouté par certains, tant attendu par d’autres qu’est le couchage :

 

« …J'appuyais tendrement mes joues contre les belles joues de l'oreiller qui, pleines et fraîches, sont comme les joues de notre enfance… »

Marcel Proust

A la recherche du temps perdu

Du côté de chez Swann

 

 

  

La chorégraphie du sommeil, mais quelle idée !?

 

Mais le mouvement du corps au repos, du corps détendu, l’importance de ce moment dans le développement, le rendre scénique, plastique et spectaculaire.

 

nathalie cornille explore un univers où la place de l’imaginaire est infinie. Tant sur le plan chorégraphique que plastique, le lit, la chambre, les rêves, les odeurs, l’univers sonore, la solitude ou, au contraire, les grandes nuits collectives des vacances, des familles nombreuses et des copains de chahut.

 

L’écriture est multiple : chorégraphique, sonore, visuelle, plastique ; elle invite le mariage de la danse et de la vidéo tout en essayant de rendre une intimité qu’est habituellement celle de la chambre en ouvrant le « quatrième mur » au spectateur afin qu’il s’immisce doucement dans la pièce.

 

nathalie cornille s’appuie sur des fidèles de la compagnie, Jean Jacques Lefevre, plasticien constructeur (Pépiements, Zeste et papilles), Arthur Barbot pour le design sonore, Eazyfeurz pour la création d’images

 

L’espace est celui d’une scène. nathalie cornille accorde une importance essentielle au choc esthétique dans ses créations. L’émotion provoquée par l’image, auprès des plus jeunes spectateurs est un leitmotiv de la compagnie. La proximité n’est pas la priorité car la danse inscrite dans une image plastique impose un certain recul pour en profiter pleinement. Contrairement aux idées reçues, la création très jeune public ne rime pas forcément avec petite forme. Sans démesure, mais avec un minimum de conditions scéniques, le spectacle provoque des sensations dont seul le théâtre possède les secrets.

 

Une danseuse, dans un espace onirique et poétique, invite le public à partager ces moments intimes que sont, « l’heure du coucher », la nuit, le rêve, la profondeur d’un sommeil repoussé jusqu’au réveil.

 

Les images d’Eazyfeurz déroulent le temps et imprime le rythme en écho à l’univers sonore d’Arthur Barbot. D’autres univers musicaux s’invitent et explorent la danse et l’espace.

 

La scénographie, empreinte complice de Jean Jacques Lefevre et nathalie cornille, est épurée et monochrome, un travail sur l’image, une couleur comme un langage, image contemporaine comme une peinture vivante.

 

Un titre emprunté au monologue d’Hamlet de Shakespaere. Ce titre choisi pour sa musique, orchestrée par les mots, par le rythme des mots. Cette évocation de la mort comme parallèle au sommeil. Le sommeil est-il une petite mort ? Ou, au contraire, un instant précieux pendant lequel le développement du cerveau et le repos du corps annoncent le jour suivant.

 

En y ajoutant son point d’interrogation, nathalie cornille ouvre le chemin vers tous les possibles… vers les souvenirs, vers l’imaginaire, vers l’enfance et l’envie de caresser l’oreiller.

 

L’heure du coucher est parfois, voire souvent, mal vécue par les jeunes enfants. Elle peut éveiller en eux des sentiments tels que la séparation, l’isolement, la punition, la peur de l’obscurité, la peur de la solitude, l’angoisse des bruits et des images qui s’invitent dans la chambre.

 

Le sommeil est indispensable au développement du cerveau et à la récupération corporelle. La pièce chorégraphique veut donner une autre vision du coucher et dédramatiser ce moment en créant un nouveau souvenir, celui d’une vision douce, ludique et poétique de la chambre et de la nuit.